Institut Méditerranéen d’Océanologie
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Intelligences animales et végétales : L’union fait-elle la force ?

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Mercredi 4 juillet - 18:30
Cité du livre, 8 rue des allumettes, 13100 Aix-en-provence

Découvrons différentes stratégies de survie, vaut-il mieux préférer l’individualité ou la collectivité ?


L’Humain est un animal social, mais il n’est pas le seul, qu’en est-il des insectes ? Embarquons au sein d’une fourmilière avec Olivier BLIGHT, enseignant chercheur à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie Marine et continentale (IMBE – OSU Pythéas /CNRS-AMU-IRD).

De leur côté les arbres sont-ils des êtres sociaux ? Sont-ils individualistes ou collectifs ? Philippe DANTON, botaniste et illustrateur effectue ses recherches sur la flore insulaire, notamment sur l’île de Robinson Crusoé, il nous expliquera les différentes stratégies des plantes pour survivre.

Pour survivre, différentes stratégies existent. Du côté végétal, on observe des espèces qui ne sont présentes qu’en milieu insulaire et qui sont donc assez isolées ! Du côté animal, nous avons un exemple qui montre tout le contraire, les colonies de fourmis, où l’individu peut même se sacrifier pour sauver la colonie ! Vaut-il mieux préférer l’individualité ou la collectivité ?

La sociabilité dans le monde animal et l’adaptation des végétaux dans les milieux insulaire peuvent-elles être assimilées à de l’intelligence ? Nous vous invitons à en débattre à l’issue de ces interventions...

Entrée libre et gratuite, réservation conseillée à communication@osupytheas.fr

Intervenants

- Olivier BLIGHT, Enseignant-chercheur à l’université d’Avignon au sein de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale / Observatoire des Sciences de l’Univers Institut Pythéas (CNRS, IRD, AMU).

Biologiste spécialisé dans l’étude des insectes, il s’est très rapidement intéressé aux fourmis. C’est par une approche interdisciplinaire mêlant éthologie, écologie et génétique qu’il a étudié durant sa thèse une fourmi envahissante, la fourmi d’Argentine, une espèce présente le long du littoral méditerranéen. Il a aujourd’hui élargi le champ de ses recherches, il se concentre autant sur la restauration écologique, grâce aux fourmis, de sites dégradés, qu’à l’analyse de leur personnalité. Il a ainsi mis en évidence l’existence de personnalités chez les fourmis s’exprimant à l’échelle de la colonie et directement reliées à des différences de stratégies écologiques. Ainsi, certaines colonies sont plus curieuses, téméraires et agressives que la moyenne. Ces différences de personnalité se traduisent ainsi par une prise de risques plus importante lors de la récolte de la nourriture ou bien par des soins donnés aux larves plus efficaces.

Résumé d’intervention :

Dans les secrets d’une fourmilière
Présentes sous presque toutes les latitudes et comptant plus de 12 000 espèces décrites dans le monde, les fourmis possèdent aujourd’hui une biomasse dépassant celle des Hommes.
Ce succès tient en plusieurs raisons dont la principale est l’extraordinaire capacité d’adaptation et de spécialisation de ces insectes. Depuis leur apparition il y a près de 100 millions d’années, les fourmis se sont spécialisées créant ainsi une diversité incroyable de formes de colonies, de régimes alimentaires, de techniques de chasse et de défense, ou encore d’interactions avec d’autres organismes. Elles ont également développé des capacités en médecine, en ingénierie du BTP ou encore en navigation. D’espèces strictement granivores dispersant les graines des plantes, aux fourmis envahissantes (qui provoquent de terribles dégâts, pas forcément dans nos maisons, elles détruisent littéralement les écosystèmes qu’elles colonisent) en passant par des fourmis agricultrices, elles tiennent une place clé dans le fonctionnement des écosystèmes et le maintien de la biodiversité.
Récemment les fourmis nous ont montré que les insectes et notamment les insectes sociaux pouvaient se différencier entre individus mais également entre colonies par leur tempérament pour faire émerger de véritables personnalités animales.
Cette intervention reviendra sur les extraordinaires capacités développées par les fourmis afin de plonger au cœur des secrets d’une fourmilière.

- Philippe DANTON, Botaniste et illustrateur.


Proche du terrain dans ces deux activités, son itinéraire atypique, éloigné des chemins tout tracés, l’a amené à élaborer avec ses collègues des sujets de recherche orientés principalement sur les flores insulaires en organisant des expéditions plus ou moins lointaines. Il a ainsi parcouru le globe : les îles des côtes françaises et Corse, les archipels des Baléares, des Canaries, de Madère, des Açores, de Juan Fernández et l’île de Chiloé sont devenus ses terrains de prédilection. Il s’est aussi intéressé aux plantes des montagnes, aux plantes carnivores et aux questions de préservation des espèces végétales menacées. De nombreuses publications scientifiques et de vulgarisation, toujours illustrées de photos et dessins originaux, jalonnent son itinéraire. Depuis 1997, la flore de l’archipel Juan Fernández – les îles de Robinson Crusoé – dans le Pacifique Sud (Chili), est au centre de ses travaux ; une Monographie complète et illustrée des plantes vasculaires de cet archipel, rédigée en collaboration avec Christophe Perrier, attend sa publication.