Institut Méditerranéen d’Océanologie
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2019, une année de rayonnement pour l’IRD

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« Tout d’abord, je veux vous souhaiter une excellente année 2019 au plan personnel, pour votre famille, vos proches et vous-mêmes. Quant au plan professionnel, je suis convaincu que l’année 2019 sera excellente car l’IRD va bien et fêtera, avec fierté et une totale conviction sur sa pérennité, son 75e anniversaire.

Les manifestations qui se dérouleront à cette occasion tout au long de l’année, à commencer par le symposium international qui se tiendra le 22 février prochain au Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, constitueront une opportunité exceptionnelle d’affirmer la spécificité et la valeur ajoutée de l’IRD dans le paysage national et mondial de la recherche scientifique pour le développement durable.

À l’occasion de cet anniversaire, au cours des premières semaines de la nouvelle année, nous inaugurerons l’outil IRD Lab qui, pour la première fois, donnera à l’ensemble de la planète IRD et de ses partenaires, comme au grand public, l’accès sur le web à une base de données détaillant les activités de nos UMR. Cette initiative, totalement dans la ligne des efforts conduits par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans la perspective d’une mutualisation future des systèmes d’information des laboratoires en multi-tutelle (programme SI Labo), nous permettra de rattraper le retard en ce domaine, et même de faire preuve d’innovation par rapport aux autres organismes publics de recherche de l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) français.

En ce début d’année 2019, le nouveau Comité consultatif d’éthique pour la recherche en partenariat (CCERP) au sein de l’Institut devrait tenir sa première réunion plénière, et l’Institut intégrera le comité d’éthique conjoint au CIRAD, à l’IFREMER et à l’INRA pour les réflexions éthiques d’ordre général « que soulèvent l’activité et le processus de recherche dans les domaines de l’alimentation, l’agriculture, la mer, l’environnement et le développement durable, notamment celles qui intéressent les relations entre sciences et société ».
Pour une « science ouverte » aux Suds

De même que nous avons pu valoriser le partenariat scientifique avec nos collègues des pays de la zone intertropicale et méditerranéenne, notamment africains, lors de la 14e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP14) en Égypte en novembre et à la 24e conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP24) à Katowice, en Pologne en décembre, l’Institut jouera un rôle d’impulsion pour que la « science de la durabilité » (sustainability science ) pèse dans les débats, et autant que possible les décisions, qui scanderont l’année 2019 autour des Objectifs de développement durable (ODD).
Ce sera par exemple le cas, aux côtés de nos partenaires de l’alliance AllEnvi et de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), lors de l’accueil à Paris de la 7e session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui se tiendra du 29 avril au 4 mai . Ce sera le cas en septembre lors de la 74e Assemblée générale des Nations unies à New-York qui accueillera deux sommets spéciaux, l’un sur le climat et l’autre sur la couverture santé universelle, et qui surtout discutera le premier rapport d’évaluation quadriennale de la mise en œuvre des ODD élaboré par un groupe d’experts indépendants dont je fais partie, ainsi que les nouvelles avancées nécessaires en matière de « financement du développement ».

2019 sera la première année de mise en œuvre du Plan national pour la science ouverte annoncé par la ministre Frédérique Vidal en juillet dernier. Ce plan va profondément transformer nos pratiques de diffusion de la science puisqu’il vise à l’obligation de diffuser en libre accès les publications et les données de la recherche financées sur fonds publics ‒ ce sera le cas dès cette année pour les projets ANR. Différents services de la Mission pour la culture scientifique et technologique (MCST), de la Mission infrastructures et données numériques (MIDN) et de la Direction pour le développement des usages numériques innovants (DDUNI) sont déjà mobilisés pour accompagner les recommandations de ce plan qui prévoit de s’inscrire dans une dynamique durable, européenne et internationale. Institut pionnier en matière de science ouverte avec la base Horizon Pleins Textes et HAL-IRD, l’IRD a une responsabilité particulière pour faire en sorte que le partenariat avec les scientifiques des Suds ne soit pas un « angle mort » de ce plan et constitue une opportunité de renforcer les capacités des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche des PED. Ainsi, l’Institut prendra une part active aux travaux du Comité pour la science ouverte (COSO) mis en place par le MESRI en 2018 et veillera à ce que le point de vue de nos partenaires des PED soit entendu à travers les experts, issus de ces pays, qu’il a recommandés pour participer au COSO. De plus, dans le cadre de son 75e anniversaire, l’IRD organisera à Dakar en octobre 2019, en partenariat avec le CIRAD et l’Université Cheikh Anta Diop, un colloque international sur les enjeux de la science ouverte pour les PED.
Un budget 2019 qui consolide la trajectoire de l’Institut

En dépit du contexte budgétaire difficile de notre pays, notre budget 2019 approuvé lors du conseil d’administration du 18 décembre confirme la confiance de nos tutelles dans les orientations portées par la gouvernance de l’Institut au cours des quatre dernières années et que je synthétisais dans un précédent message.

Notre subvention pour charge de service public, c’est-à-dire les fonds qui nous sont alloués par l’État, augmentent de 1,6 % afin d’intégrer dans le socle de la subvention allouée en 2019 les mesures salariales 2018 et un complément pour le financement des mesures salariales 2019 (PPCR et RIFSEEP).

Le bonus accordé en 2018 par le MESRI aux laboratoires pour renforcer leur dotation de base est reconduit en 2019 pour le même montant (678 K€). Comme en 2018, il sera, pour ce qui est de notre Institut, intégralement répercuté sur le budget de nos UMR. À ce complément ministériel, s’ajoute un effort supplémentaire propre de l’établissement de 0,4 M€, afin de lisser l’effet, pour les quelques unités en cours de contractualisation quinquennale qui accuseraient une baisse, du nouvel algorithme d’allocation budgétaire, plus transparent, expérimenté l’an dernier pour le calcul de la dotation de base des laboratoires.

Le budget 2019 a également été conçu pour appuyer la dynamique d’augmentation de nos ressources contractuelles propres, notamment au travers de la dotation du fonds d’amorçage qui permettra d’appuyer les initiatives de recherche de financement européen et international, dans nos pays d’intervention, en lien avec les initiatives proposées par les programmes structurants interdisciplinaires en partenariat (PSIP), mais aussi de transfert des innovations adaptées au développement durable de nos laboratoires.

Alors que les pouvoirs publics accordent une attention toute particulière à maintenir, voire réduire, les effectifs de la Fonction publique, ce budget 2019 maintient fermement le cap de la priorité accordée à l’emploi scientifique avec 15 postes nouveaux de chargés de recherche mis au concours, la possibilité, si les classements des jurys d’admissibilité et d’admission en faisaient la proposition, de recruter « à l’extérieur » au moins deux postes de directeur de recherche, et 17 postes nouveaux d’ingénieurs et techniciens (IT) dont 9 sont réservés pour les UMR.

Le conseil d’administration du 18 décembre a d’ailleurs été l’occasion d’une première discussion de fond sur une stratégie pluriannuelle d’emploi à l’horizon 2025. Elle pourrait notamment s’articuler, sous réserve d’en convaincre les tutelles et de respecter les contraintes globales auxquelles est soumise la Fonction publique, autour de trois objectifs :

corriger le déséquilibre qui s’est creusé depuis plus de dix ans entre les recrutements chercheurs et les recrutements d’ingénieurs et techniciens au détriment de ces derniers et se doter des compétences nécessaires en particulier dans le secteur du numérique et du traitement de données, comme dans certains domaines spécifiques à la recherche pour le développement ;
accompagner de façon raisonnée le « pic » de départs à la retraite qui interviendra à partir de 2021-2022 ;
accélérer les initiatives pour renforcer la place des femmes dans l’Institut et en particulier leur prise de responsabilité dans les équipes de recherche, et poursuivre une politique active d’avancement et de promotion interne, en utilisant au maximum les possibilités offertes pour les IT par le« parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) et par le nouveau grade de chargé de recherche hors classe (CRHC).

S’agissant des promotions CRHC de 2018, je me félicite que nos commissions scientifiques aient privilégié l’objectif de ne pas laisser partir à la retraite, sans reconnaissance de leur contribution, des chercheurs qui l’ont amplement mérité. Au nombre de 20 cette année, ces possibilités de promotion seront portées à 22 en 2019.

Le CA du 18 décembre a aussi été l’occasion d’une discussion sur l’état d’avancement du nouveau schéma pluriannuel (2018-2022) de stratégie immobilière de l’Institut (SPSI), qui devrait pouvoir être adopté lors d’une prochaine session, une fois obtenus les accords des différentes tutelles concernées par les obligations règlementaires communes à l’ensemble des opérateurs de l’État en la matière. Sous réserve de ces accords, et outre des aménagements qui devraient contribuer à améliorer les conditions de travail au siège de Marseille, ce nouveau SPSI devrait permettre des investissements importants qui conforteront le rôle de l’Institut dans les politiques de site, en particulier dans plusieurs de ses principaux lieux d’implantation, qu’il s’agisse du projet de campus franco-sénégalais sur le site de la Cité du Savoir de Diamniadio près de Dakar, du centre de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, de l’I-Site Muse à Montpellier ou du campus de Bondy pour l’Île-de-France.

S’agissant de Bondy, les allégations de quelques-uns, dont il a été question lors du CA, m’obligent à réaffirmer l’orientation engagée depuis quatre ans pour compenser le départ, antérieur à l’actuelle gouvernance, de plusieurs des laboratoires historiquement présents sur ce site vers Paris intra-muros du fait de la mixité avec nos principales universités partenaires en Île-de-France : la nécessité de ne plus entretenir d’illusions quant à un éventuel « retour » de ces UMR, et de donner une dynamique nouvelle à ce site en le repositionnant d’une part par rapport au tissu local de la Seine-Saint-Denis et de la banlieue Nord caractérisé par une forte présence de la diaspora originaire de nos pays africains partenaires, d’autre part comme « référence » pour la coopération en matière d’innovation. Cela implique nécessairement de poursuivre l’élargissement de l’implication des acteurs locaux et nationaux intéressés à cette dynamique.
Des moyens de projection au Sud confortés

Enfin, alors que le Premier Ministre a diligenté une mission d’inspection sur les réseaux de recherche à l’étranger, notre budget 2019 réaffirme clairement que nous avons anticipé l’objectif de maintenir notre présence sur le terrain dans les laboratoires de nos partenaires tout en optimisant les coûts de l’expatriation afin de redéployer intégralement les économies réalisées au profit de l’ensemble de nos dispositifs de partenariat équitable.
Ainsi, la baisse de 5 % des ressources financières dédiées aux expatriations, permise notamment par la baisse en 2018 de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE), ne s’est en aucun cas traduite par une baisse du taux d’acceptation des demandes de nouvelles affectations hors métropole (61 %), bien au contraire avec une claire priorité pour les 17 pays africains les moins avancés ciblés par l’aide française et pour l’Outre-Mer où ces taux sont respectivement de 79 % et 86 %.
Surtout, comme en témoigne le tableau ci-dessous, la totalité des économies réalisées a été réaffectée pour permettre des hausses significatives de nos autres moyens de projection au Sud, avec même un doublement de l’effort consacré aux mobilités Sud-Nord et Sud-Sud qui connaissent une forte demande de nos partenaires.
Au total, le budget 2019 permet même une légère augmentation (+2 %) de l’ensemble de nos outils de projection au Sud.

On peut certes regretter que la mission d’inspection sur les réseaux de recherche à l’étranger qui s’est déroulée l’automne dernier n’ait pas pu, faute de temps, conduire une réflexion de fond sur l’évolution de la projection vers les pays en développement (PED)) de l’ensemble de l’ESR français. En définitive, cette mission s’est concentrée sur le fait de demander aux deux organismes spécialisés dans la recherche pour le développement, le CIRAD et l’IRD, de contribuer à « l’objectif interministériel de la réduction de la masse salariale à l’étranger de 10 % d’ici à 2022 ». Cet objectif doit légitimement nous inciter à poursuivre les efforts, déjà bien engagés, comme je le rappelais ci-dessus, d’amélioration de l’efficacité de l’ensemble de nos moyens propres de projection au Sud, en poursuivant l’optimisation des ressources consacrées à l’expatriation, et la mutualisation avec nos partenaires de l’ESR français dans nos pays d’intervention, voire s’agissant des fonctions support avec l’ensemble des opérateurs français à l’étranger.

Bien sûr, c’est d’abord notre capacité, dans les années qui viennent, d’encore augmenter le rayonnement scientifique international de notre Institut et son influence concrète sur les politiques de développement durable qui garantira que cet objectif ne nous soit pas imposé « de l’extérieur ». Une logique technocratique ignorerait les réalités de la recherche sur le terrain, et le fait que les économies réalisées continuent, comme nous le faisons depuis quatre ans, d’être intégralement réallouées à l’amélioration du partenariat avec nos collègues des Suds.

Surtout, nous devons collectivement veiller à continuer d’ être pleinement autonomes dans nos choix scientifiques. Il est normal et indispensable qu’en tant qu’opérateurs de recherche, nous tenions le plus grand compte des priorités plus générales fixées par notre pays en matière d’aide publique au développement, comme l’illustrent d’ailleurs les choix de notre budget 2019. Cette prise en compte facilite d’ailleurs les utiles rapprochements, déjà en cours, de certains de nos programmes de recherche avec des acteurs majeurs de l’aide au développement à commencer bien sûr par l’Agence française de développement (AFD), mais aussi avec Expertise France, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) ou Campus-France. Mais, en aucun cas, elle ne doit conduire à nous désengager de partenariats avec d’autres pays et territoires de la zone intertropricale et méditerranéenne qui nous permettent justement d’apporter une contribution significative à la « science de la durabilité ».
S’il en était besoin, ma présence au Vietnam en novembre, dans le cadre de la visite officielle conduite par le Premier Ministre, est venu confirmer l’importance de maintenir ce cap. Un immense merci à Alexis Drogoul, notre représentant au Vietnam, au personnel de la représentation d’Hanoï et à tous les chercheurs, ingénieurs et techniciens présents au quotidien dans les laboratoires de nos partenaires, d’avoir fait en sorte, avec l’aide précieuse des services de l’ambassade de France, que la recherche soit fortement présente dans l’agenda de cette visite ministérielle.

De même, ma visite en décembre en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu, a respecté l’engagement que j’avais pris lors d’une précédente mission ce printemps de « revenir » une fois connus les résultats du premier référendum sur l’indépendance du territoire. Là encore, un immense merci à Edouard Hnawia et à tous les personnels du centre de Nouméa pour le succès d’une mission qui a permis de mieux positionner l’Institut dans le nouveau contexte lié au référendum et aux importantes initiatives à venir en 2019 pour le développement durable dans tout le Pacifique. Cette mission conforte la nécessité que notre Institut porte, au sein des Alliances pour la science qui offrent un cadre de concertation à l’ensemble des acteurs de l’ESR métropolitain, un projet scientifique cohérent pour l’Outre-Mer et pour un rôle accru de celui-ci dans la recherche sur les vastes zones géographiques et océaniques avoisinantes. Dans le prolongement des récentes Assises de l’Outre-Mer et du Livre Bleu qui en a découlé, les Alliances viennent d’ailleurs de faire l’objet d’une sollicitation en ce sens, conjointe à la ministe de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et à la ministre des Outre-Mer.
Une transition apaisée

En ce début d’année 2019, j’ai une pensée particulière pour celles et ceux, avec lesquels j’’ai eu la chance de travailler étroitement ces dernières années à l’IRD, et qui quittent la gouvernance pour accéder à d’autres responsabilités : Isabelle Henry, qui quitte la Mission d’évaluation et de programmation de la recherche (MEPR), où elle sera remplacée par Claire-Isabelle Coquin, pour assumer désormais la représentation de notre Institut au Sénégal, Henri-LucThibault qui a rejoint son corps d’origine au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux après avoir assuré la direction du Département des Relations Internationales et Européennes du Pôle Développement de l’Institut, et Olympio Kyprianou-Perrimond qui quitte le cabinet de la gouvernance de l’IRD pour rejoindre celui de la ministre des Outre-Mer. Je tenais à les remercier de leur contribution précieuse aux succès des évolutions de ces quatre dernières années et je sais que nous pouvons compter sur eux pour continuer à défendre la recherche, et plus particulièrement l’IRD, dans leurs nouvelles activités. De façon plus générale, en cette année de 75e anniversaire, j’ai aussi une pensée particulière pour celles et ceux d’entre nous qui partiront à la retraite de notre Institut et je me félicite du partenariat étroit avec l’Association IRD des anciens (AIDA) qui facilite le maintien de liens étroits avec toutes celles et ceux d’entre eux qui le souhaitent et la reconnaissance de leur contribution.

Comme vous le savez, je partirai moi-même à la retraite et l’année 2019 me verra donc quitter ma responsabilité de président-directeur général. Comme vous le savez aussi, Elisabeth Barbier, notre directrice générale déléguée et Isabelle Benoist, notre secrétaire générale, et moi-même mettront tout en œuvre pour que le processus d’identification d’une nouvelle gouvernance ne ralentisse pas, mais au contraire conforte la dynamique positive dans laquelle l’Institut est engagé.

Nous y parviendrons d’autant plus que nous ne renoncerons pas à poursuivre nos avancées. La préparation de l’évaluation indépendante de l’Institut par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) qui devrait intervenir en 2020, ou la concrétisation de nos réflexions de prospective, en particulier celle de notre Conseil scientifique qui, à l’initiative de sa présidente la Professeure Maria Snoussi, tiendra sa prochaine session du 6 au 8 février à Rabat, au Maroc, nous en fourniront l’occasion. De même, la réunion le 14 décembre dernier de notre Conseil d’orientation stratégique (COS), sous la présidence de notre collègue péruvienne Fabiola Leon-Velarde, nous a très fortement incité à prendre l’initiative de faire aux pouvoirs publics des propositions innovantes pour l’évolution et le renforcement de la recherche pour le développement ainsi que son articulation avec la diplomatie scientifique et l’aide au développement.

Pour tenir ce cap, je sais que je peux compter en 2019 sur la poursuite du dialogue franc et constructif, noué depuis quatre ans avec les organisations syndicales représentatives des personnels. Le taux de participation aux dernières élections professionnelles, plus élevé que dans les autres EPST grâce notamment au vote électronique, témoigne de leur représentativité. À ce propos, je vous incite à participer plus massivement encore aux futures élections de vos représentants aux conseil d’administration et instances scientifiques, qui se dérouleront cette année.

Comme nous aurons l’occasion de vous l’exprimer de vive voix lors des vœux le 14 janvier à Marseille, le 15 à Montpellier et le 16 à Bondy, et par d’autres canaux pour nos autres sites et représentations, je sais surtout que nous pouvons compter sur votre mobilisation collective, à toutes et à tous, pour faire de 2019 l’excellente année que je nous souhaite pour l’Institut. »

Jean-Paul Moatti
Président-directeur général de l’IRD